À vos crayons ! 

Quinze fautes à trouver dans la Dictée des Amériques de 2003

Samedi, le 5 avril 2003, c'est Stéphane Bourguignon auteur du très populaire téléroman "La vie la vie" qui composa la dictée des Amériques de 2003. Intitulé "Chaud, le zoo !", l'amusant récit faisait contraste avec la tempête de neige qui sévissait à l'extérieur, ce 5 avril.
Votre défi est de trouver les 15 fautes que j'ai volontairement faites en copiant le texte.
Note: Vous trouverez le corrigé ici
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Chaud le zoo !

Jamais je n'oublierai cet après-midi torride de la mi-juillet soixante-quatorze, celui où mes parents nous avaient emmené visiter un zoo nouveau genre ! L'endroit se distinguait par le fait que, facétieusement, les visiteurs y étaient reclus, prisonniers de leur auto, alors que les pensionnaires, des félidés aux masurpiaux, circulaient sans entraves.

Le règlement du parc interdisait alors de baisser les vitres des véhicules de plus de deux centimètres et demis. Fâcheuse idée en l'occurence, vue la canicule qui régnait ce jour-là et les ensembles de polyester tous neufs, chamarrés à souhait, que ma mère voulait que nous étrenions.

Quoiqu'il en soit, nous nous faisions fort de voir de près girafes, algazelles et caracals, et c'est tout feu tout flamme que nous nous sommes engagés dans le parcours fléché.

Malheureusement, la toufeur a eu tôt fait de rendre l'habitâcle de notre vieille voiture belle et bien irrespirable. Aux deux tiers du trajet, mis quasi K.-O. par le gaz carbonique que nous exhalions, au bord de la lipothymie, nous avons ardamment supplié papa de nous sortir illico de cet enfer.

En nage, les cheveux dégouttant sur nos cols déboutonnés, réprimant à grand-peine nos haut le coeur, nous avons franchi le portail du parc, sans tambour ni trompette et toutes vitres baissées. Mais lorsque nos diaphragmes et nos muscles costaux ont eu fini de nous réoxygéner, nous nous sommes mis à rêvasser, incorigibles, aux ouistitis, gibbons, sakis et autres quadrumanes que nous n'avions pas eu l'insigne honneur d'entrevoir.

C'est alors qu'au grand dame de mon père, ma soeur puînée nous a fait remarquer tout à trac que le souffle brûlant senti durant cet inénarrable safari n'avait rien de commun avec l'harmattan ou le simoun, mais qu'il provenait plutôt, ô comble d'ironie, de la chaufferette de notre teuf-teuf, qui s'était mise en marche allez savoir comment !

Et nous nous sommes laissé dire que les phascolomes en rient encore...



Auteur: Stéphane Bourguignon