Quelques vieux outils
de ferme disparus


On se dit parfois que le métier de fermier devait être bien difficile avant la venue de l'électricité ou de la mécanisation.  Je vous présente ici de belles pièces antiques qui nous aident à remonter dans le temps et nous permettent de mieux imaginer la vie d'autrefois. Ces pièces font partie de la collection de M. Louis Laplante .  Celui-ci a aussi écrit le texte des fiches explicatives.

 

Le joug

Le joug était une planche de bois avec une échancrure au milieu pour y placer le cou.  Aux extrémités de cette planche, on attachait une chaîne ou une tige de métal relié à un Joug côté concave crochet.  Le joug reposait sur la nuque et les épaules.  À cette fin, la partie inférieure des deux extrémités était encavée pour s'ajuster correctement aux épaules.
Joug côté convexe Aux crochets des deux chaines, on enfilait l'anse d'un seau plein de liquide, de l'eau le plus souvent.
Le joug facilitait le transport de l'eau pour la maisonnée ou pour les animaux. Le godendart et le joug devaient être très souvent utilisés puisque notre peuple a été longtemps affublé des sobriquets de «scieurs de bois» et de «porteurs d'eau».

 

 

 

 

Lampe-tempête

Pour aller de la maison à l'étable en hiver, surtout en périodeLampe-tempête d'obscurité, le fermier se servait d'une lampe-tempête appelée à tort «fanal».  La lampe-tempête était faite d'un cylindre métallique percé d'une foule de petits trous pour laisser passer la lumière mais assez petits pour empêcher le vent d'éteindre la bougie qu'elle renfermait.  Avec la venue de la torche électrique on a abandonné l'usage de la lampe-tempête.


 

 


 

Fourche de bois

Fourche, pelle et coupe-foin On se servait du bois de multiples façons.  On essayait de trouver une branche avec une double division à l'extrémité en forme de fourchette.  On aiguisait les bouts et l'on avait ainsi une fourche assez solide pour manipuler le foin et la paille.
 

 

 

Pelle à grain en bois

Pour déplacer le grain une fois séparé de la paille et le mettre en tas, on se servait d'une pelle en bois qui est maintenant remplacée par une pelle en aluminium ou en plastique rigide.  La pelle de bois avait l'avantage d'être légère.

Coupe-foin

Il s'agit d'un outil fait d'un bâton auquel on fixait trois dents de métal. Cet outil servait à trancher le foin entremêlé dans le fenil d'une grange et ainsi faciliter son usage.

 


 



 

Fléau

Un fléau est un outil utilisé pour battre les céréales.  Le fléauFléau est composé de deux bâtons d'inégale longueur joints par une lanière de cuir ou une chaîne.  L'ouvrier tenait dans ses mains le plus long morceau et frappait la céréale étendue par terre avec le plus court bâton pour en séparer le grain de la paille.  Le fléau est aussi une barre horizontale soutenant les plateaux d'une balance.  En outre, le terme désigne une calamité.  Ainsi on disait qu'Atilla était le fléau de Dieu. Un fléau d'armes était aussi  une masse fixée à un bâton par une chaîne.  Il y a de nombreuses années que l'on ne se sert plus du fléau dans les fermes.  On l'appelait aussi un «Flau» ou un «Flô».

 



 

Banc pour traire les vaches

La traite des vaches était une tâche quotidienne, répétitive Banc pour la traite des vaches pour le fermier.  Pour s'assurer un peu de confort, il s'assoyait sur un seau renversé ou sur un petit banc conçu pour cette fin. Ce mobilier était très grossier, il va sans dire, et adapté à l'endroit de son utilisation.  Mais on associe toujours ce petit banc à la traite des vaches même s'il est disparu depuis longtemps de l'étable avec la mécanisation de la traite et l'utilisation de la trayeuse.
 

 

 

Forme pour soulier

À la campagne, on allait peu chez le cordonnier pour réparer et même fabriquer les souliers.  Chaque maisonnée avait une forme de métal conçue pour clouer les semelles et les talons des souliers défraîchis.  Parfois même le fermier plus habile fabriquait lui-même les souliers des enfants et les souliers de travail.  La «forme» ne fait plus depuis longtemps partie du mobilier de la ferme.


 


 



Godendart à glace

Le godendart ou «galandar» en argot québécois est une Godendart à glace grande scie de 5 à 6 pieds de longueur munie d'une poignée à chaque extrémité et actionnée par 2 scieurs.  Il servait à couper le bois  de gros calibre pour en faire du bois de chauffage.  Il était aussi utilisé en construction pour scier les grosses poutres.  L'outil utilisé pour scier la glace des lacs ou des rivières afin d'assurer une provision de glace pour l'été n'avait qu'une poignée à une extrémité et était actionné par une seule personne.  En effet, l'autre extrémité se retrouvait toujours dans l'eau sous la glace.  La dentelure du godendart à glace était aussi différente de celle de l'instrument utilisé pour scier le bois. 

 



 

Pince à glace

Pince à glace Pour transporter les morceaux de glace, une fois les blocs de glace retirés de l'eau et les apporter à domicile dans les glacières, on se servait d'une pince particulière.  Avec la venue de la réfrigération à l'électricité, cette pince est disparue de l'usage courant vers les années 1950.

de bois de forme rectangulaire à fond arrondi où l'on agitait le crème à la main.


 

 

Retour à
Le Grenier de Bibiane