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Bien
avant l'arrivée des colons européens
en Amérique du Nord, les tribus
amérindiennes de l'est du Canada et
des États-Unis recueillaient déjà la
sève de l'érable. Ils connaissaient
depuis un moment les rudiments de la
transformation de l'eau d'érable en
un délicieux nectar : le sirop
d'érable. |

Nokomis (la terre),
mère de Manabush, héros de nombreuses légendes
indiennes, aurait été la première à percer des
trous dans le tronc des érables et à en
recueillir la sève.
Manabush,
constatant que le sève était un sirop prêt à
manger, dit à sa grand-mère Nokomis:
"Grand-mère, il
n'est pas bon que les arbres produisent du sucre
aussi facilement. Si les hommes peuvent ainsi
sans effort recueillir du sucre, ils ne
tarderont pas à devenir paresseux. Il faut
tâcher de les faire travailler. Avant qu'ils
puissent déguster ce sirop exquis, il serait bon
que les hommes soient obligés de fendre du bois,
et de passer des nuits à surveiller la cuisson
du sirop."
Craignant que
Nokomis ne l'écoute pas, Manabush grimpa au haut
d'un érable avec un vaisseau rempli d'eau et
versa le contenu à l'intérieur de l'arbre. Le
sucre se dissout et l'on dut travailler très dur
désormais pour se procurer du sirop.
Huile: Loren Blackburn
Source: L'érable de la palette à la
fourchette (Montérégie, tourisme et congrès)
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