C'est le président Woodrow Wilson qui proclama la première fête des mères.  Il le fit grâce à Anna Jarvis, cette américaine, qui voyait à ce moment-là, plusieurs années de campagnes et d'efforts enfin aboutir.  Plusieurs années plus tard, on l'implanta aussi en France. Le monde entier suivit.

En célébrant les mères, notre époque ne faisait, en réalité, que renouer avec des coutumes très anciennes.  L'antiquité honorait la déesse-mère au printemps par des rites de fertilité destinés à favoriser les moissons.

Notre propre fête des mères, fixée au deuxième dimanche de mai, est certainement moins trépidante que les rites anciens, mais elle n'en manifeste pas moins notre reconnaissance envers cette femme qui nous a donné le jour et que nous tenons trop souvent pour acquise. 

Tous les enfants du monde entier fabriquent pour maman un cadeau (bricolage, travail manuel, dessin...).  Ils en discutent entre eux, gardent le secret à la  maison et jubilent à l'idée du bonheur qu'ils verront briller dans ses yeux, le matin de la fête des mères.
Et, même si malheureusement le commerce a récupéré cette fête à son profit, pour l'enfant, comme pour la maman rien ne vaut le maladroit poème dans lequel il a mis le meilleur de lui-même et qu'il a accompagné d'un beau dessin de fleurs, authentique gage d'amour.

Nous acceptons la générosité et l'amour de notre mère tous les jours de l'année comme un dû.  Elle mérite bien qu'on lui dise notre amour, notre attachement, par un petit présent bien mérité, un coup de téléphone, une longue lettre...

Quelque soit notre âge, des rappels de tendresse font toujours plaisir au coeur d’une mère.