Robert Lalonde

 

Né à Oka, le 22 juillet 1947, Robert Lalonde mène en parallèle une carrière d'acteur et d'écrivain. Il a obtenu un baccalauréat ès arts au Séminaire de Sainte-Thérèse, puis a étudié pendant trois ans au Conservatoire national d'art dramatique de Montréal. En 1970, il a reçu le premier prix d'interprétation. Il est aujourd'hui professeur d'art dramatique, acteur et homme de scène mais se consacre également à l'adaptation de textes pour le théâtre et à l'écriture romanesque.

Robert Lalonde est le lauréat de plusieurs prix prestigieux. Il a obtenu le Prix Robert Cliche en 1981 pour La Belle épouvante, le Prix Jean-Macé en 1982 pour Le Dernier été des indiens, le Prix Paris-Québec en 1985 pour Une belle journée d'avance, le Grand Prix de la Ville de Montréal en 1988 pour Le Fou du père et le Prix des lectrices Elle Québec en 1992 pour L'Ogre de Grand Remous. Son roman Le Petit Aigle à tête blanche a été récompensé à deux reprises : en 1994 par le Prix du Gouverneur général du Canada et en 1995 par le Prix France-Québec. En 1999, sa traduction du roman Fugitive Pieces de Anne Michaels lui vaut d'être finaliste pour le prix de traduction John Glassco. Robert Lalonde est membre de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois. 

 

 

Que vais-je devenir jusqu'à ce que je meure ?
de Robert lalonde 
Éditions Boréal, 2008 
Nouvelle 



Résumé / verso:  

On a treize ans. Le collège est une prison où on n’enseigne que des connaissances mortes. On ne s’en échappe parfois que pour aller passer quelques jours à la maison, au fond de la baie, près des trois pins. Là où il y a le ciel infini, les érables en flammes, le lac où on va pêcher, le ciel et ses nuages fous. Mais ce n’est pas la vie là non plus, car on partage avec son père un secret inavouable. On sait qu’on doit venir au monde mais on n’y arrive pas. Même quand tout le monde autour de soi répète que tout va changer désormais, quand on entend partout clamer «Maîtres chez nous! Fini le temps des moutons ! », on n’y croit pas, on reste cloué au sol par la lourde certitude que tout est fini avant d’avoir commencé. On se roule sur son mal comme le chat sur sa souris morte. Heureusement, il y a aussi ces heures de solitude, où la rêverie nous emporte. Il y a les camarades, qui soupçonnent la profondeur de l’abîme. Mais nos sens peuvent-ils jamais être apaisés en leur présence ? Il y a les livres, dont un surtout, énorme, qui décrit merveilleusement toutes les plantes que l’on peut voir chaque jour autour de soi. Il y a enfin ces gribouillis un peu fou dont on couvre les marges de ses manuels, et dont on se dit qu’ils nous sauveront peut-être un jour. Que vais-je devenir jusqu’à ce que je meure? offre un bouleversant portrait de l’adolescence. Dans ce roman à la première personne, Robert Lalonde rend magnifiquement les doutes et les fulgurances de l’âge qui sépare l’enfant de l’adulte. Robert Lalonde renoue ici avec le monde qui était celui de ses premiers romans : La Belle Épouvante, Une belle journée d’avance. En fait, ce nouveau roman se termine là où commence Le Dernier Été des Indiens et donne quelques clés essentielles pour comprendre une des oeuvres les plus personnelles et les plus fortes de la littérature québécoise.

 


 

Espèces en voie de disparition
de Robert Lalonde
Éditions Boréal, 2007
Nouvelles



Résumé / verso:  

Se cachent, au fond de chacun de nous, des histoires. Parfois, elles s’éveillent pour nous rappeler l’existence d’êtres d’exception. Des êtres issus de notre passé, de notre enfance, ou de plus loin que nous encore, qui savent mieux aimer, mieux vivre, mieux mourir que nous ne le pourrons jamais. Toute une humanité nous habite, qui nous semble à la fois plus vraie que l’autre, et plus fragile aussi, espèces en voix de disparition. La plupart de ces nouvelles révèlent de telles histoires cachées. Chacune met en scène des êtres irremplaçables. Un père qui disparaît au fond de la rivière avant la naissance de son fils, un ange déchu qui enflamme un groupe de jeunes voyageurs, une femme qui donne à un peintre la force de mettre une oeuvre au monde, un enfant dont un couple a refusé la venue, un autre couple, au seuil de la mort, qui se découvre toujours hanté par le désir. Chacune de ces nouvelles est une plongée vers l’humanité qui se cache derrière le quotidien, une échappée vers la part la plus vivante de nous.

 


 

Iotékha'
de Robert Lalonde
Éditions Boréal, 2004
Littérature/Journal



Résumé / verso:  

Iotékha’, c’est-à-dire il brûle, en langue mohawk, à l’image de l’auteur qui voit sa vie devenir fumée et qui essaie d’en lire le sens à travers ses volutes fantasques. Qu’est-ce qui fait qu’on ne peut cesser de fumer ? Qu’est-ce qui fait qu’on ne peut cesser de regarder autour de soi, de percevoir des correspondances, des harmoniques, entre les différentes formes d’art, entre le ciel étoilé et ce qui se passe en nous ? Dans ces carnets, Robert Lalonde s’appuie sur un souvenir d'enfance, sur un moment de son travail d'acteur ou d'écrivain, sur une phrase lue, sur une image, pour effectuer une plongée vertigineuse dans le temps qui passe et qui transforme tout. Il donne ici une méditation intimiste, à la fois grave et lumineuse, où il conjugue tout ce à quoi il est passionnément attaché: les livres, le théâtre, la vie sauvage, le geste d'allumer une cigarette.