Francine Ouellette

 

Francine Ouellette est née à Montréal en 1947. Elle a étudié à l'École des Beaux-Arts de Montréal. Elle a ensuite enseigné les arts plastiques à la Polyvalente de Mont-Laurier, tout en faisant de la sculpture.
Dans les années soixante-dix, elle abandonne sa carrière d'enseignante et part vivre à Schefferville où elle se consacre à ses deux passions: l'aviation et l'écriture.
 Auteur de nombreux romans à succès dont Au nom du père et du fils et Les Ailes du destin, Francine Ouellette s'engage, à travers des personnages très attachants, dans une nouvelle saga audacieuse qui bousculera les idées reçues Avec La rivière profanée, premier volet de la saga, Feu, Francine Ouellette s'impose comme une passionnée d'histoire. 
Elle a  remporté le Prix France-Québec en 1986 pour Le Sorcier, le Prix Citoyenne de la nature en 1990 pour Sir Gaby du lac, le Grand Prix du public en 1993 pour Au nom du père et du fils, le Signet d'or pour le roman de l'année pour Au nom du père et du fils en 1993 et le Grand Prix des lectrices et des lecteurs du Journal de Montréal pour Le Grand Blanc en 1994. 

 

et

Feu

 En 1837, j'avais dix-sept ans
Éditions Libre Expression, 2012 

La Rivière profanée 
Éditions Libre Expression, 2004 

L'Étranger
Éditions Libre Expression, 2005 

Fleur de Lys
Éditions Libre Expression, 2007

de Francine Ouellette 

Roman


Résumé /Verso

 

En 1837, j'avais dix-sept ans

Guillaume Vaillant est le benjamin d'une famille nombreuse de Canadiens-Français vivant sur une terre proche de Saint-Eustache. Contrairement à ses frères et soeurs, qui suivent les traces familiales ou qui travaillent à l'exploitation du bois pour les Anglais, il estime que l'avenir appartient à ceux qui maîtrisent le savoir (lecture et mathématique). Jeune et idéaliste, il rêve d'un pays meilleur. Guillaume, partagé entre tradition et modernité, fera l'expérience de la vie, se confrontant à l'amour impossible avec Marguerite, mais aussi celle de la désillusion, avec la défaite écrasante des Patriotes à Saint-Eustache, en 1837.

 


 

Feu
(La Rivière profanée, T. 1)

Contrairement à son cousin Parole-Facile, grand orateur, Loup-Curieux, fier Ouendat, se méfie des " hommes à la robe " imposés par les Français. À ses yeux et à ceux des femmes, dont la belle Aonetta qu'ils cherchent tous les deux à conquérir, ils sont de malfaisant sorciers. Mais comment se débarrasser de ces missionnaires sans nuire à l'alliance établie avec les Français et qui leur confère la suprématie sur leurs ennemis? Des mains de Lynx-des-Neiges, un partenaire chasseur, Loup-Curieux reçoit un talisman sous la forme d'une petite tortue de pierre. Ce puissant oki épargnera-t-il son peuple de la tourmente et de la maladie, peut-être amenée par les Étrangers ? C'est dans la Nouvelle-France naissante, au début du XVIIe siècle, que prend place Feu, la rivière profanée, et nous ramène à l'extraordinaire réseau de transport qu'étaient les rivières, depuis des millénaires.
 


 

Feu
(L'Étranger, T. 2)

Avec L'étranger, le tome 2 de sa grande saga historique Feu, Francine Ouellette poursuit la réécriture romanesque de l'histoire de la Nouvelle-France vue par les Amérindiens. Grâce à ses recherches méticuleuses, son talent pour la reconstruction historique et son sens de la mise en scène dramatique, la romancière fait participer le lecteur au commerce des fourrures, tantôt dans le canot des Amérindiens par les voies de la contrebande, tantôt dans celui des voyageurs français devenus maîtres des rivières.

Avec L'étranger, nous suivons le parcours de Petit-Renard, un jeune herboriste-guérisseur algonquien, qui deviendra apprenti sous la tutelle de Teionshio à Kahnawake. Lors de son séjour là-bas, il apprendra aussi les rouages des échanges avec les Anglais d'Albany au détriment des Français. Sa vocation de guérisseur, doublée d'un réel talent pour le commerce, l'entraînera à fonder une solide " entreprise " avec son demi-frère Ours-Têtu, un colosse flegmatique, très ingénieux dans la construction et la maîtrise des canots.

Au contact des Européens qui distribuent de l'eau-de-feu à tout venant, détruisant ainsi son peuple, Petit-Renard développe une véritable haine à l'endroit des Visages Pâles qu'il considère comme des intrus.

Condamné à l'exil à perpétuité en Nouvelle-France, le jeune et naïf Français Pierre Vaillant n'a qu'une idée en tête : retourner en France pour y retrouver Isabelle, enceinte de lui. Ignorant tout des exigences de la course aux fourrures, il se fait cependant embarquer pour une expédition de dix-huit mois. D'abord séduit par le pays, il rêve d'y faire venir sa bien-aimée. Toutefois, la violence et la vie difficile qu'il expérimente au cours de son périple soulèvent chez lui une véritable aversion pour les " Sauvages ". Le destin forcera Vaillant et Petit-Renard, deux êtres diamétralement opposés, à se rencontrer, à se connaître, à se respecter et, finalement, à se considérer comme frères.
 


 

Feu
(Fleur de lys, T. 3)

Son amour pour Isabelle a condamné Pierre Vaillant à être
marqué au fer rouge de la fleur de lys. Six ans plus tard, Isabelle
le rejoint au Canada pour l’y épouser. Le jeune paysan qu’elle a
connu en France est devenu un homme façonné par un pays aussi
rude que prometteur.
Maître d’un canot de « voyageurs », Pierre Vaillant profite des
à-côtés de la contrebande pour s’établir sur une terre de l’île de
Montréal, assurant ainsi le pain de blé à sa femme et à ses six enfants.
Mais le blé, comme les fourrures, tombe dans les mains corrompues
de l’intendant Bigot et de ses acolytes, qui ruinent le pays avant
même l’entrée en guerre en 1756.
Les hommes âgés de seize à soixante ans sont contraints de
prendre les armes sous peine de mort. Non payés, déguenillés, affamés,
ces miliciens combattent avec les militaires venus de France et avec les
tribus alliées, qui appliquent leurs propres règles guerrières. Unis en
pensée à leur famille, ils défendent la patrie avec acharnement.
Un roman d’amour, d’aventure, de solidarité et de courage où,
pour la dernière fois au Canada, le souffle de la France a passé.