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Résumé /Verso
En 1837, j'avais dix-sept ans
Guillaume Vaillant est le benjamin d'une famille nombreuse de
Canadiens-Français vivant sur une terre proche de Saint-Eustache.
Contrairement à ses frères et soeurs, qui suivent les traces
familiales ou qui travaillent à l'exploitation du bois pour les
Anglais, il estime que l'avenir appartient à ceux qui maîtrisent le
savoir (lecture et mathématique). Jeune et idéaliste, il rêve d'un
pays meilleur. Guillaume, partagé entre tradition et modernité, fera
l'expérience de la vie, se confrontant à l'amour impossible avec
Marguerite, mais aussi celle de la désillusion, avec la défaite
écrasante des Patriotes à Saint-Eustache, en 1837.
Feu
(La Rivière
profanée, T. 1)
Contrairement à son cousin Parole-Facile, grand orateur,
Loup-Curieux, fier Ouendat, se méfie des " hommes à la robe
" imposés par les Français. À ses yeux et à ceux des
femmes, dont la belle Aonetta qu'ils cherchent tous les deux à
conquérir, ils sont de malfaisant sorciers. Mais comment se débarrasser
de ces missionnaires sans nuire à l'alliance établie avec les Français
et qui leur confère la suprématie sur leurs ennemis? Des mains de
Lynx-des-Neiges, un partenaire chasseur, Loup-Curieux reçoit un
talisman sous la forme d'une petite tortue de pierre. Ce puissant oki épargnera-t-il son peuple de la tourmente et de la maladie,
peut-être amenée par les Étrangers ? C'est dans la
Nouvelle-France naissante, au début du XVIIe siècle, que prend
place Feu, la rivière profanée, et nous ramène à
l'extraordinaire réseau de transport qu'étaient les rivières,
depuis des millénaires.
Feu
(L'Étranger,
T. 2)
Avec L'étranger, le tome 2 de sa grande saga historique Feu,
Francine Ouellette poursuit la réécriture romanesque de l'histoire
de la Nouvelle-France vue par les Amérindiens. Grâce à ses
recherches méticuleuses, son talent pour la reconstruction
historique et son sens de la mise en scène dramatique, la romancière
fait participer le lecteur au commerce des fourrures, tantôt dans le
canot des Amérindiens par les voies de la contrebande, tantôt dans
celui des voyageurs français devenus maîtres des rivières.
Avec L'étranger, nous suivons le parcours de Petit-Renard, un jeune
herboriste-guérisseur algonquien, qui deviendra apprenti sous la
tutelle de Teionshio à Kahnawake. Lors de son séjour là-bas, il
apprendra aussi les rouages des échanges avec les Anglais d'Albany
au détriment des Français. Sa vocation de guérisseur, doublée d'un
réel talent pour le commerce, l'entraînera à fonder une solide "
entreprise " avec son demi-frère Ours-Têtu, un colosse flegmatique,
très ingénieux dans la construction et la maîtrise des canots.
Au contact des Européens qui distribuent de l'eau-de-feu à tout
venant, détruisant ainsi son peuple, Petit-Renard développe une
véritable haine à l'endroit des Visages Pâles qu'il considère comme
des intrus.
Condamné à l'exil à perpétuité en Nouvelle-France, le jeune et naïf
Français Pierre Vaillant n'a qu'une idée en tête : retourner en
France pour y retrouver Isabelle, enceinte de lui. Ignorant tout des
exigences de la course aux fourrures, il se fait cependant embarquer
pour une expédition de dix-huit mois. D'abord séduit par le pays, il
rêve d'y faire venir sa bien-aimée. Toutefois, la violence et la vie
difficile qu'il expérimente au cours de son périple soulèvent chez
lui une véritable aversion pour les " Sauvages ". Le destin forcera
Vaillant et Petit-Renard, deux êtres diamétralement opposés, à se
rencontrer, à se connaître, à se respecter et, finalement, à se
considérer comme frères.
Feu
(Fleur de
lys, T. 3)
Son amour pour Isabelle a condamné Pierre Vaillant à être
marqué au fer rouge de la fleur de lys. Six ans plus tard, Isabelle
le rejoint au Canada pour l’y épouser. Le jeune paysan qu’elle a
connu en France est devenu un homme façonné par un pays aussi
rude que prometteur.
Maître d’un canot de « voyageurs », Pierre Vaillant profite des
à-côtés de la contrebande pour s’établir sur une terre de l’île de
Montréal, assurant ainsi le pain de blé à sa femme et à ses six
enfants.
Mais le blé, comme les fourrures, tombe dans les mains corrompues
de l’intendant Bigot et de ses acolytes, qui ruinent le pays avant
même l’entrée en guerre en 1756.
Les hommes âgés de seize à soixante ans sont contraints de
prendre les armes sous peine de mort. Non payés, déguenillés,
affamés,
ces miliciens combattent avec les militaires venus de France et avec
les
tribus alliées, qui appliquent leurs propres règles guerrières. Unis
en
pensée à leur famille, ils défendent la patrie avec acharnement.
Un roman d’amour, d’aventure, de solidarité et de courage où,
pour la dernière fois au Canada, le souffle de la France a passé.
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