par Bibiane Grenier


Récits, descriptions, entrevues, anectotes qui racontent des événements, des personnalités, des traditions, des coutumes de l'histoire du Québec.
Cette rubrique n'est pas chronologique. Ces courts textes ont pour but de vous informer succinctement, parfois avec humour mais toujours avec rigueur sur la vie de nos ancêtres.
 


Les remèdes d'autrefois


Les remèdes qu'utilisaient autrefois nos grands-mères pour nous guérir de tous les maux, nous font aujourd'hui sourire.  Pourtant, les produits naturels qui envahissent aujourd'hui nos pharmacies n'en sont-ils pas les dignes descendants ?  J'ai fait quelques recherches, interrogé des personnes âgées, fouillé dans ma mémoire et je vous présente le résultat de mes découvertes.
Si vous connaissez d'autres remèdes utilisés autrefois, faites-les moi parvenir et je les ajouterai à cette liste avec plaisir .

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Bibiane


 



  Il était difficile pour les gens d'autrefois de courir au CLSC ou dans une clinique médicale au moindre petit bobo comme on le fait aujourd'hui. Les plus gros villages avaient leur médecin et leur cabinet était très achalandé et pas toujours accessible, il faut bien le dire.  Nos ancêtres avaient donc mis au point une panoplie de recettes, souvent transmises de mère en fille, qui soulagaient et parfois même guérissaient les petites maladies courantes. À base d'herbes, de racines, d'écorce, de fruits ou même de fleurs sauvages, ces remèdes savaient non seulement guérir mais aussi prévenir les maladies.

Et, les vendeurs ambulants, arrivaient toujours à faire croire aux vertus thérapeutiques de ces remèdes patentés qu'ils offraient à leur clientèle. Ces remèdes miracles guérissaient tout, de la toux aux rhumatismes en passant par les faiblesses passagères et les furoncles. Qu'on se rappelle le fameux "Liniment Ménard" que toute famille  achetait par mesure de précaution, remède qui, assurait-on, éliminait les rhumatismes.

N'oublions pas le "ramancheur" !  Cet homme avait, disait-on,  hérité d'un don. Il réussissait souvent par une simple application des mains, un simple toucher, à faire un diagnostic et, d'un seul geste, à guérir le mal. Il avait chez lui ou apportait avec lui lors de ses déplacements, tout un arsenal thérapeutique: onguents, liniments, éclisse de bois qu'il appliquait le long d'un membre pour immobiliser l'os, cataplasmes... Les médecins mettaient en doute ses procédés et souvent, ont-ils été traduits en justice pour pratique illégale de la médecine. Pourtant on raconte que ces hommes n'exigeaient aucun paiement pour les services rendus. On leur apportait des produits de la ferme, des vêtements cousus ou tricotés, des confitures ou des conserves...

Les psychologues et les psychiatres n'existaient pas. C'est souvent le curé qui écoutait et conseillait les gens sur une décision importante à prendre, sur une façon d'intervenir avec un enfant difficile ou sur la façon de régler une chicane de voisins.

Quant aux remèdes qu'utilisaient nos grands-mères, en voici quelques exemples:

les fraises arrêtaient la diarrhée;
l'angélique ou l'oseille facilitait la digestion;
la moutarde et l'iode (dont on en badigeonnait la poitrine) combattait la bronchite;
le chiendent diminuait la pression;
le pissenlit faisait passer la bile;
l'estragon soignait les morsures d'insectes;
l'aneth calmait;
une infusion d'achillée millefeuille ou "herbe à dinde" ou de camomille faisait baisser la fièvre;
le miel et la gomme d'épinette dilués dans du gin, calmait la toux et favorisait le sommeil;
l'huile de foie de morue favorisait la croissance;
le gingembre apaisait les crampes dues au règles;
le girofle soulageait le mal de dent;
un carré de camphre qu'on ensachait et portait autour du cou décongestionnait;
les feuilles de plantain: guérissaient les furoncles ou les plaies purulentes;
l'huile de lin: soulageait la constipation, calmait les ulcères d'estomac et appliquée sur la peau, elle soignait les brûlures, les engelures, l'exzéma et le psoriasis;
etc... etc...

Admettez avec moi, que plusieurs de ces herbes, racines, fleurs sauvages se retrouvent sur les tablettes des boutiques de produits naturels sous une présentatin différente, plus moderne et dont les propriétés ressemblent étrangement aux remèdes de nos grands-mères.

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