Titre


Lise est ma petite amie d'enfance de Drummondville!
Nous nous sommes connues à 6 ans! Sa maison était située en face de la mienne. Sa mère, Noël-Ange, avait un petit commerce pour des couturières et quelques vêtements féminins. Maman était couturière. À chaque saison estivale, son père, Fernand, entretenait un immense jardin bien coquet qui faisait son orgueil et la joie des familles des alentours. J'ai quitté ma petite amie pour faire des études (pensionnaire au secondaire, cours lettres-sciences) à St-Germain -de -Grantham et à l' École Normale chez les Soeurs de l'Assomption-de-la-Ste-Vierge à St-Léonard d'Aston.Nous nous sommes mariées et j'ai changé de ville cependant nous sommes toujours restées liées par des cartes, lettres , téléphones et visites une ou deux fois par année. C'est ça la fidélité en amitié! Les distances n'ont pas d'importance!
J'ai fait ces quelques lignes pour souligner son soixantième anniversaire alors que mon mari et moi étions conviés par sa grande fille, Nancy à cette fête-surprise dans un restaurant!
Angèle





10 mai 2002

Pour toi, ma chère petite amie d’enfance!

Ma Lise chérie,
C’est ta fête aujourd’hui!
Nous sommes venus tout spécialement
Fêter avec toi ce grand événement!

Des petites amies d’il y a 54 ans
Qui sont encore liées, c’est pas fréquent !
Mais nous, nous avons mieux fait que les autres,
Nous ne nous sommes pas laissées comme tant d’autres.

Je me revois aller faire des pique-niques dans la cour de "Fernand"...
C’était chaque fois un si beau moment !
Je nous revois devant la vitrine du magasin
Lorsque le trottoir était glacé , nous mettions nos patins !

Maman était une bonne cliente de "Fernand" !
La vue de son potager était toujours un ravissement !
Qu’il m’en reste des images de ce bon temps-là...
Jamais, je ne pourrai effacer ça !

Au magasin, maman m’envoyait souvent chercher des "bobines" de fil.
On ne pouvait pas les compter, elle était si habile !
J’étais toujours contente d’avoir une raison de "traverser" chez "Noël-Ange",
Pour m’amuser avec toi, la semaine ou le dimanche !

Un jour qu’on s’était brouillées,
Maman m’avait dit de rester à la maison pour jouer.
Mais quelle ne fut pas sa surprise
De nous revoir jouer ensemble, chère Lise !

"Comment? Vous n’étiez pas en chicane tout à l’heure ?
Il me semble t’avoir vue , Angèle, en pleurs !"
"Oui, Madame Courchesne, as-tu répondu, c’est bien vrai...
Mais, on s’aime plus... après" !

Maman se remémorait bien des années plus tard
ces séquences de notre vie qui ont fait que le hasard
nous ait toujours gardées même loin des yeux, près du coeur !
Notre enfance, notre amitié sont des parcelles de bonheur !

La vie était bien simple dans ce temps-là !
On avait quand même bien des joies!
Des jeux avec les Girard, les Ratté...
On avait du plaisir, on ne peut pas le nier !

Cette partie de la vie appartient au passé
Mais on ne doit pas l’oublier,
Pour la revivre de temps en temps...
Quand ça adonne , comme en ce moment !

Maintenant, Lise chérie,
Profitons de la vie qui nous sourit !
Nous avons des petits-enfants charmants:
Charles, Raphaëlle et Charlie! Qui peut en dire autant ?

Un Merci sincère à ta grande Nancy pour l’invitation !
Je suis heureuse qu’elle ait pensé à nous comme de raison.
Jamais, ma belle amie, on ne se laissera !
On est si bien ensemble, ne lâchons pas!

Ta petite amie d’enfance,