Voici une courte lettre qui pourrait être, hélas, celle de quelques mamans. 
Un jour, leur adolescente est partie, à leur insu. C'est une lourde peine qu'elles ont à subir. 
Pourtant, elles ont tout fait pour inculquer des bonnes valeurs à leur fille, afin de leur permettre de faire face à la vie. 
Malgré cela, des "influences" négatives dotées d'un charisme certain ont tout raflé sur leur passage, annihilant avidement la naïveté de ces jeunes filles encore dans la fleur de l'âge.
 
N'ayant jamais connu cette affliction, Dieu merci, je me suis mise dans la peau de l'une de ces mamans pour l'aider à extirper cette douleur déchirante qui la jette par terre et l'amener à se ressaisir, afin de garder l'espérance bien vivante dans son coeur et dans son esprit. Si grâce à ces quelques lignes, une d'entre elles puise la force d'attendre... des jours et des jours, je n'aurai pas écrit en vain.
Angèle



Je profite de cette soirée tranquille
Pour me remémorer tout l'amour que je te porte, ma fille.
Tu es partie, un jour, sans que je sache pourquoi
et injustement, tu m'as laissée sans voix !

Ton absence a percé dans mon coeur un trou immense.
Depuis ton départ, je tolère difficilement ton silence.
J'espère que tu réfléchiras bientôt à ce que tu me fais souffrir...
Sache que mes bras seront toujours ouverts pour toi, si un jour, tu daignes revenir.

Ma grande, rassure-moi au moins, donne un coup de fil.
Fais un effort, je ne sais pas dans quelle ville,
tu habites. Je meurs d'ennui, d'inquiétude.
À mon âge, je mériterais pourtant de vivre le bonheur en plénitude...

Ma fille, si un jour, tu lis ce message,
je t'en supplie, ma chérie, sois assez sage
pour me signifier où tu es, me donner de tes nouvelles.
Ma vie serait tellement plus belle !

Très patiente et avec amour, je t'attends, mon enfant...



 








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Texte: Angèle Brouillette
Huile: Carmen T. Gauvreau
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