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Armand, vers 3 heures, ce matin, tu es parti,
Toi, depuis
si longtemps notre bon Ami.
Gilles et
moi avons pensé à toi, cette nuit ...
ces dernières heures,
Avant que
tu rencontres définitivement le Seigneur.
Depuis hier, alors qu’un courriel nous a été envoyé par
Émilien
Pour nous signifier ton départ prochain,
La tête nous trottait, les idées se bousculaient…
Dans combien
d’heures, tu nous quitterais?
Avant de m’endormir et cette nuit, j’ai parlé à Dieu.
Je lui ai
demandé de t’aider de son mieux
À franchir
plus aisément les dernières étapes de ta vie,
Afin que vite, tu te rapproches de Lui.
Il y avait déjà beaucoup de semaines
Où tu haletais
avec tant de peine.
Il fallait
que ça finisse, ces difficultés
Pour qu’enfin
tu puisses mieux… respirer!
Il n’est pas si loin, il me semble,
Où tu venais
à la maison et ensemble
Nous jasions amicalement, simplement,
Lors de visites,
toujours faites «en coup de vent…»
En si peu de temps, si on s’en est confié des choses,
De la vie
de famille, de l'école, du bénévolat, des secrets pas toujours roses…
Pourtant,
tu répétais chaque fois, ne pas connaître une autre famille
Qui se dévoue
autant pour ses gars et sa fille…
Ton passage toujours trop bref dans notre maison
Laissait dans
son sillage, dans son sillon,
Des réflexions
que nous avons mises à profit.
Ce n’était
pas pour rien, si tu te rendais jusqu’ici.
Pourquoi la Vie t’a-t-elle arraché à ton Afrique?
Toi qui en
aimais tout: ses gens, son climat et sa musique.
Il y a des
événements qu’on ne comprend pas vraiment,
Mais qui font
partie de notre destin, n’est-ce pas Armand?
Merci pour tes visites fréquentes !
Nos conversations si éloquentes
Resteront en nous comme le reflet divin !
Que Dieu est bon de t’avoir mis sur notre chemin.
Il est venu… frapper à ta porte dernièrement.
Et pour éviter de nous attrister amèrement,
Tu nous faisais accroire que … «tout va bien madame la
marquise…»
Nous n’étions pas dupes, nous te voyions aller vers la
Terre promise…
Néanmoins, avec le plus grand des respects, nous avons accepté
Devant toi, de jouer le jeu, de ne pas pleurer.
Cependant, mon Chou , ce matin, tu ne peux nous empêcher
De laisser, sur nos joues quelques larmes, couler.
Tu es parti comme un champion, Armand !
Tu es maintenant un grand gagnant!
Avec le Seigneur, la Vie éternelle
N’en sera pour ton exploit que plus belle!
Merci pour ta dernière lettre de Noël, cher Armand !
Comme il a dû falloir reprendre ton souffle souvent
Pour réussir courageusement à remplir ces pages
Sereinement, chaleureusement, finalement à ton image!
Nous gardons un bien doux souvenir
d'un homme que, pour toutes sortes de raisons encore,
on admire !
Bon voyage , Armand !
Tes amis pour toujours,
Angèle et Gilles
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