— Pourquoi ne
joues-tu pas au cerf-volant ?
— J’ai peur de m’envoler.
(Réponse d’une petite fille à sa grand-mère,
stade municipal)
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Des champignons
venimeux […] un bébé épuisette […] une sulfureuse
[…].
(Une jeune fille, série de lapsus dans le train
Nîmes-Le Grau-du-Roi, pour « vénéneux »,
« éprouvettes » et « sulfateuse ».)
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Quand je fais
des vers comme ça, c’est comme faire des grimaces.
(Un garçonnet poète.)
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Ce n’est ni un
homme ni une femme, mais un fantôme.
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Un ange habillé
c’est Dieu.
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Mon papa travaille
dans le bureau du lapin.
(Un petit garçon, 4 ans.)
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En hiver, les
moineaux remplacent les feuilles des arbres.
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— Es-tu romantique
?
— Juste ce qu’il faut.
(Un garçon de 13 ans.)
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— Qu’aimes-tu
chez Juliette ?
— Son balcon.
(Un garçon de 11 ans.)
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Je veux la coiffure
de Chaussée-aux-moines * avec une queue en frisette.
(Jérémie chez le coiffeur,
* en fait coupe au bol, façon Jeanne d’Arc.le 25 mai 1996.)
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Voici quelques
mots d'Adrien V. :
J’ai un pote en compote.
(4 ans.)
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La pluie, c’est
de la neige. C’est le pingouin qui la lance.
(4 ans ¾.)
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J’aimerais être
vieux pour ne plus travailler.
(Adrien ou l’idéal du préretraité
de 5 ans ½.)
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Je joue du djumbé
sur la peau du fromage blanc.
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Il y a le Père
Noël à côté qui va manger tous les toasts.
(Le Père Noël en figurine
est à côté d’un grand plateau de toasts.)
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Je veux un flan
aux noyaux.
(Au garçon serveur du restaurant
pour : « flan aux pruneaux ».)
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— Tu aimes les
raisins secs ?
— J’aime pas les raisins secs, je les préfère
mouillés.
(Réponse d’Adrien.)
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Je voulais l’appeler
Maxilase mais on m’a dit que c’était le nom d’un médicament.
(Cherche à dénommer
un chaton, le 17 juillet 2000.)
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— Qu’est-ce que
tu n’aimes pas dans la vie ?
— Qu’on prenne des photos avec des poteaux électriques
au milieu.
(Réponse d'Adrien.)
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Si Juliette dort
avec Armance et moi avec Étienne, c’est sophistiqué.
Il vaut mieux que les frères et sœurs dorment ensemble, c’est
la famille !
(Adrien… sophistiqué ! 7
ans ¾,.)
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Chaque fois que
Juliette * parle, elle ment. Quand elle se tait, elle dit vrai.
(* âgée de 6 ans ½,
le 28 juillet 2001.)
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Une ammonite,
c’est avant, quand il y avait les dinosaures, il y avait un insecte
qui ressemblait à des phasmes mais très grand. […] On
l’a appelé P’tit Mousse : si c’était une femelle, on
l’aurait appelé Petite Mousse. *
(Adrien naturaliste et * au sujet
d’un chat au bar.)
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Tiens ! Je te
prête cette bédé qui me plaît le plus : La
fiancée de Lucky Luke. Je l’ai lue hier. Dans ma chambre, je
riais tout seul mais pas de la bédé ! Je ne savais pas
pourquoi.
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Le Père
Noël ne passera pas : les rennes sont malades.
(Se faisant peur la veille de Noël.)
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Le Père
Noël, c’est un coquin. Mais il a toujours de bonnes idées.
[…] Amuse-toi bien Éric avec tes petits cadeaux si tu en
as. […] Christian est jaloux de mes cadeaux ! *
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Je sais que c’est
toi qui a mis la pièce de deux euros sous l’oreiller. La
petite souris a ton écriture. On ne trompe pas Adrien comme
ça.
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Il fait son beau.
On dirait qu’il va à la messe.
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— Des chercheurs
de l’université de Stanford viennent de démontrer que
manger du poisson deux fois par semaine limite de 80 % les risques
cardio-vasculaires.
— Ça veut dire que les poissons n’ont pas de
crise cardiaque ?!
(Interrogation surprise d’Adrien.)
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Mes poules ne
pondent pas le dimanche.
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Je t’ai “gobé”.
(Lapsus d’Adrien hilare pour «
lobé » au tennis.)
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Il y a un coup
aux échecs qui s’appelle le sacré coup au cul.
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— Tu as des goûts
de luxe, Adrien.
— Je suis un mec luxueux.
(Réplique d'Adrien.)
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